UN MODÈLE DE TOMBE INÉDIT...

 

 

 

Ou du moins peu courant ! Le soleil du mardi 3 janvier nous a incité à une sortie de recherches sur la commune de Saivres : après avoir relevé plusieurs cimetières sans tombes apparentes ou identifiables nous avons eu le bonheur de découvrir un cimetière de la famille Vandier à l'arrière du logis de l'Herbaudière sur la route de la Cailletière. Ceint de murs en pierres dont un écroulé qui nous a offert un passage le long du champ qui le borde. La porte d'entrée en bois pend lamentablement, 4 tombes ont été bouleversées par la croissance des arbres qui ont poussé là à leur guise .

 

Par contre les plus anciennes et les plus proches de l'entrée sont en fort bon état.
Louis Vandier est décédé le 21 août 1829 à l'Herbaudière : sa tombe approche donc de son bicentenaire ! Une bâtière demi-cylindrique sur pieds intacte, dont les dits-pieds se prolongent en stèles ornées chacune d'une étoile à 5 branches. L'une d'elle, plus élevée, était sommée d'un objet disparu mais dont le point de fixation est toujours visible et qui porte au revers l'inscription "souvenir de la piété filiale".

  

Louis était d'une famille protestante, fils de Jacques Vandier et Marie Juchault, il est baptisé à l'église sous condition car " ayant reçu l'eau à la maison" c'est la sage-femme qui l'y a emmené ... autrement dit il avait été baptisé protestant et la matrone a prit sur elle de le faire baptiser catholique ! Il se marie deux fois au Désert le 29 décembre 1779 avec Madeleine Alix puis le 2 mai 1785 avec Françoise Dubois. Il est alors fermier. 
A la naissance de son plus jeune fils Champignon ( eh oui en 1794 la mode est au prénoms du calendrier révolutionnaire !) il est juge de paix du canton de Saint Maixent.

Au 1er mariage en 1779 il demeure déjà à l'Herbaudière à Saivres, on le sait né à Saint-Martin-se-Saint-Maixent et son acte de décès précise que la naissance a eu lieu au château de l'Ors Poitiers de cette commune de Saint Martin. Le recensement de Saivres de 1798 indique qu'il demeure au logis de l'Herbaudière depuis 21 ans. Il y était  fermier et s'est trouvé en bonne position pour acquérir le domaine le 14 prairial an II. Son épitaphe le qualifie de "père des pauvres" et celle de son fils de "soutien du malheureux" . On peut imaginer qu'ils ont soutenus leurs concitoyens mais il serait intéressant d'en savoir plus ... à suivre !
Au recensement de 1906 ses descendants occupaient toujours les lieux .